Le ministre met en avant le code ouvert de Parcoursup et appelle à plus de transparence
Le 9 octobre 2026 sur Franceinfo, Philippe Baptiste a écarté l’abrogation de Parcoursup et appelé à plus de transparence sur les algorithmes locaux, d’après L’Étudiant.
En bref
- Selon le compte rendu de L’Étudiant, il défend plutôt une amélioration de la plateforme pour la session 2027.
- Le ministre confirme qu’il faut faire évoluer la plateforme.
- Pour le refus de supprimer la plateforme et les corrections visées pour 2027, voir aussi notre article sur les corrections visées pour Parcoursup en 2027.
Le vendredi 9 octobre 2026, invité de Franceinfo, Philippe Baptiste, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a refusé d’envisager la suppression de Parcoursup. Selon le compte rendu de L’Étudiant, il défend plutôt une amélioration de la plateforme pour la session 2027. Un point retient l’attention : le ministre affirme que le code de la plateforme est accessible à tous et que son fonctionnement ne repose sur aucun algorithme, tout en appelant à davantage de transparence sur ce que L’Étudiant nomme les algorithmes dits locaux. Cet article reprend ces propos tels que le média les rapporte, en précisant ce qu’il indique de chacun.
Une plateforme décrite comme simple et transparente
D’après L’Étudiant, le ministre présente Parcoursup comme un outil qui met en relation des formations et des lycéens. Il la décrit comme très simple et parfaitement transparente. Il rappelle que le code de la plateforme est publié en open source depuis de longues années, ce qui le rend consultable par n’importe qui.
Philippe Baptiste ajoute que le fonctionnement de Parcoursup n’a rien de magique et qu’aucun algorithme n’y intervient. L’Étudiant ne détaille pas davantage ce que le ministre entend par là.
Les algorithmes locaux, un sujet distinct
Dans le même compte rendu, le ministre réclame plus de transparence concernant les algorithmes dits locaux. L’Étudiant les décrit comme les outils que chaque formation utilise afin d’ordonner les candidatures. Sur ce sujet, d’après le média, Philippe Baptiste juge qu’un effort supplémentaire s’impose.
Les deux propos ne portent donc pas sur le même objet dans le récit de L’Étudiant : d’un côté le fonctionnement général de la plateforme et son code, de l’autre les outils de classement propres à chaque formation. Le compte rendu ne dit pas comment le ministre articule les deux, ni quelles mesures de transparence il envisage pour les outils locaux.
Lisibilité, choix des candidats et regroupement des formations
Le ministre confirme qu’il faut faire évoluer la plateforme. Selon L’Étudiant, il souhaite plus de lisibilité et plus de transparence, et propose de travailler sur des points précis. Il cite la façon dont les étudiants sont choisis par les différentes formations.

Il esquisse aussi une idée : regrouper certaines formations sur la plateforme. Il justifie cette piste par un sentiment parfois abyssal face à l’offre, en évoquant 25 000 formations. Selon L’Étudiant, il reconnaît que ce sentiment existe. Il s’agit d’une idée à peine esquissée : le compte rendu ne précise ni les formations concernées ni la forme que prendrait ce regroupement.
Pourquoi le ministre écarte l’abrogation
Selon L’Étudiant, l’arrêt de Parcoursup compte parmi les revendications les plus portées par les lycéens mobilisés, et certains partis politiques l’appuient aussi. Le ministre juge cette attitude « pas très responsable », rapporte le média.
Son argument chiffré concerne l’ampleur de la tâche : il affirme qu’un million de candidats figurent sur la plateforme et doivent être affectés dans l’ensemble des établissements du supérieur. Il dit entendre avec intérêt ceux qui réclament l’abrogation, mais n’avoir jamais entendu ce qu’ils proposent à la place, et leur demande de lui expliquer comment ils s’y prendraient. Ces chiffres sont ceux que cite le ministre dans son interview.
La prochaine échéance
Philippe Baptiste doit remettre au Premier ministre, Sébastien Lecornu, avec Édouard Geffray, en charge de l’Éducation nationale, des pistes initiales pour faire évoluer la plateforme, avant la fin du mois d’octobre 2026. L’Étudiant ne dit rien du contenu de ces propositions : le compte rendu s’en tient aux pistes évoquées à l’antenne le 9 octobre 2026.
Pour le refus de supprimer la plateforme et les corrections visées pour 2027, voir aussi notre article sur les corrections visées pour Parcoursup en 2027.
Photo : nikolayhg / Pixabay
