Les étudiants des Outre-mer doivent faire face à un coût de la vie plus élevé que leurs homologues de l’Hexagone. L’enquête annuelle de l’Unef, relayée par CNews, estime qu’ils déboursent entre 314 et 408 euros de plus par an. Le syndicat les présente comme « les grands oubliés des politiques publiques ».
En bref
- Les étudiants des Outre-mer doivent faire face à un coût de la vie plus élevé que leurs homologues de l’Hexagone.
- L’enquête annuelle de l’Unef, relayée par CNews, estime qu’ils déboursent entre 314 et 408 euros de plus par an.
- Manon Moret rappelle que l’Unef a obtenu en 2023 un complément de 30 euros pour la bourse des étudiants ultramarins.
- Les conditions d’attribution et le nombre d’étudiants concernés ne sont pas précisés dans les éléments avancés par la responsable syndicale.
Cette différence s’inscrit dans une hausse générale des dépenses liées aux études. L’Unef évalue à 1,66 % l’augmentation du coût de la vie étudiante en France sur un an et à 35,8 % depuis 2017. Le reste à charge mensuel moyen, après déduction des éventuelles aides, atteindrait 1 300 euros en 2026, soit 74 euros de plus qu’en 2025.
Un surcoût annuel pour les étudiants ultramarins
Les écarts relevés entre les Outre-mer et l’Hexagone s’ajoutent aux dépenses courantes qui pèsent sur les budgets étudiants. L’enquête de l’Unef relie la progression générale des coûts aux loyers, aux transports et aux produits alimentaires. Elle met également en avant la hausse des frais d’inscription à l’université depuis 2017.
Pour les étudiants ultramarins, l’écart annuel estimé varie donc de 314 à 408 euros. Cette fourchette souligne une situation particulière dans les territoires concernés, sans détailler la part de chaque poste de dépense. Elle intervient alors que les difficultés matérielles peuvent déjà compliquer la poursuite d’un cursus.
La précarité étudiante ne se limite pas aux mois de cours. Dans un entretien accordé à L’Étudiant, Manon Moret rappelle que certains étudiants doivent travailler en parallèle ou abandonner leurs études faute de moyens. La secrétaire générale de l’Unef estime aussi que la situation des étudiants des départements et régions d’Outre-mer doit être mieux prise en compte.

Un complément de bourse jugé trop limité
Manon Moret rappelle que l’Unef a obtenu en 2023 un complément de 30 euros pour la bourse des étudiants ultramarins. Elle juge toutefois ce montant dérisoire face à l’explosion du coût de la vie dans ces territoires.
Ce complément constitue une aide ciblée, mais il ne répond pas, aux yeux du syndicat, à l’ensemble des difficultés signalées. Les conditions d’attribution et le nombre d’étudiants concernés ne sont pas précisés dans les éléments avancés par la responsable syndicale. La revendication porte donc plus largement sur une adaptation des aides aux réalités économiques des Outre-mer.
L’Unef demande une augmentation des budgets consacrés aux bourses et un élargissement du nombre de bénéficiaires. Le syndicat défend également une hausse des montants versés et une modification du mode de calcul, actuellement fondé sur les revenus des parents. Manon Moret soutient par ailleurs la création d’une allocation d’autonomie.
La question des aides au cœur de la vie étudiante
Le coût du logement, des déplacements et des dépenses quotidiennes pèse directement sur la capacité des étudiants à se consacrer à leur formation. Dans les Outre-mer, l’écart annuel mis en avant par l’Unef renforce la demande d’un accompagnement mieux adapté aux conditions locales.
Cette question rejoint les enjeux suivis dans la rubrique Vie étudiante, notamment lorsque les ressources disponibles conditionnent le logement, l’organisation du quotidien et la poursuite des études. Pour l’Unef, la prise en compte des étudiants ultramarins doit ainsi dépasser le seul complément de bourse obtenu en 2023 et s’inscrire dans une réponse plus large à la précarité.
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